L’évaluation du risque envers autrui (EREA) et l’évaluation de la menace et du risque de violence (EMRV) sont des programmes essentiels visant à assurer la sécurité et le bien-être des membres de notre communauté. Ces initiatives s’inscrivent dans une approche multidisciplinaire plus large visant à créer un environnement sécuritaire, inclusif et bienveillant, particulièrement dans les écoles et les milieux environnants.
Contexte : En 2009, des organismes partenaires du Grand Sudbury se sont regroupés afin de mettre en œuvre la Loi sur la sécurité dans les écoles du ministère de l’Éducation. Le comité directeur de l’EMRV a été créé pour favoriser une collaboration entre les écoles, les services policiers et les organismes communautaires, dans le but de bâtir des milieux scolaires et communautaires plus sécuritaires.
Cette collaboration s’est depuis étendue aux communautés de Sudbury, Espanola et Manitoulin, réunissant 32 partenaires protocolaires qui travaillent ensemble pour intervenir auprès des personnes présentant des comportements préoccupants dans le cadre du Protocole communautaire d’évaluation des menaces. Plus de 500 personnes et familles ont bénéficié du processus EMRV.
Fonctionnement : L’EREA repose sur un modèle d’intervention concertée (wraparound), où plusieurs partenaires communautaires — notamment les écoles, les services policiers, les services de santé mentale et les services sociaux — collaborent afin de soutenir les personnes présentant des comportements préoccupants pouvant mener à de la violence.
Ce processus vise à comprendre et à s’attaquer aux causes profondes des comportements à risque, tout en assurant un soutien coordonné à la personne et à sa famille.
Personnes et organismes impliqués : La majorité des situations sont signalées par les écoles, qui constatent des changements de comportement et interviennent rapidement. Des organismes communautaires tels que les services policiers, les services de protection de l’enfance, les services de santé mentale et les groupes de justice réparatrice jouent également un rôle clé dans l’accompagnement.
Partenaires impliqués : L’initiative regroupe un large éventail d’organisations issues de différents secteurs, notamment :
- les conseils scolaires (y compris tous ceux de Sudbury–Manitoulin);
- les services policiers (p. ex., Service de police du Grand Sudbury, Police provinciale de l’Ontario);
- les services de santé mentale (p. ex., Boussole, Horizon Santé-Nord, Association canadienne pour la santé mentale); et
- les organismes communautaires (p. ex., Grands Frères Grandes Sœurs, Centre de santé Shkagamik-Kwe).
Des renseignements pertinents peuvent être recueillis, utilisés et communiqués aux partenaires autorisés, conformément aux lois applicables. Dans la mesure du possible et du raisonnable, un consentement éclairé sera obtenu. En cas de risque imminent pour la santé ou la sécurité, des renseignements peuvent être partagés sans consentement, lorsque la loi le permet. Seuls les renseignements nécessaires à l’évaluation du risque, à la sécurité et à la coordination des interventions seront communiqués.
Domaines d’intervention : L’EREA/EMRV permet d’intervenir face à divers comportements, notamment :
- les menaces sur les réseaux sociaux ou cyberintimidation;
- les idéations suicidaires ou risques d’automutilation ou de violence envers autrui;
- la violence à l’école ou à domicile;
- la possession d’armes (y compris des répliques);
- la violence ou le harcèlement à caractère sexuel;
- les comportements liés aux gangs, incidents haineux ou intimidation; et
- la cruauté envers les animaux.
Sensibilité culturelle : Le protocole met également l’accent sur la sensibilité culturelle et l’importance de répondre aux besoins particuliers des personnes issues de divers contextes raciaux, ethniques et culturels, y compris les personnes réfugiées, nouvellement arrivées et les communautés 2SLGBTQ+.
Le processus repose sur une approche tenant compte des traumatismes, permettant d’analyser les comportements en fonction de l’histoire personnelle, du contexte culturel et des expériences antérieures de traumatisme.
Importance de l’initiative :
- Prévention de la violence grave : le processus EMRV permet de détecter rapidement les risques et de prévenir leur escalade.
- Interventions de soutien : une approche collaborative assure que les personnes et les familles ne sont pas seules et que des plans d’intervention adaptés sont mis en place.
- Impact communautaire : la collaboration favorise des milieux scolaires et professionnels plus sécuritaires pour l’ensemble de la communauté.
- Investissement à long terme : intervenir tôt auprès des personnes à risque génère des retombées positives durables, notamment sur l’engagement scolaire, les relations familiales et le bien-être global.
Le protocole EMRV/EREA représente une réponse collaborative et ancrée dans la communauté pour gérer et prévenir les situations à risque. Il vise à soutenir les personnes dans le besoin et à favoriser des environnements plus sécuritaires pour les personnes étudiantes, les familles et les communautés. Grâce à l’engagement continu de partenaires variés, nous pouvons adopter une approche proactive en matière de sécurité, de bien-être et d’inclusion.
Notre engagement
Boussole s’engage à intervenir de manière rapide, respectueuse, collaborative, culturellement adaptée et sensible aux traumatismes, en mettant l’accent sur la prévention, le soutien et la sécurité de toutes les personnes concernées.